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Autour de la Relation à la culpabilité

Tant que nous sommes parmi les hommes, pratiquons l’humanité

Sénèque

La culpabilité

Définition du Larousse:

  • Etat de quelqu’un qui est coupable d’une infraction ou d’une faute.
  • Sentiment de faute ressenti par un sujet, que celle-ci soit réelle ou imaginaire.

C’est bien à la deuxième définition que je souhaite m’intéresser dans cet article, car culpabilité et sentiment de culpabilité ne sont pas synonyme.

Pourquoi se sent-on coupable ? Les animaux ressentent-ils la culpabilité ? à partir de quel âge sait-on se sentir coupable ? Et surtout, à quoi ça sert la culpabilité ?

A quoi ça sert la culpabilité ?

Ce sentiment, tout à fait désagréable, est d’une utilité fondamentale à l’évolution humaine.

Qu’adviendrait-il de nous si le bien et le mal n’occasionnaient aucun changement de notre état émotionnel ?

Nous vivrions selon tous nos désirs, sans considération pour l’autre (humain, animal, terre…)

Nos pulsions dirigeraient nos vies, et il est de notoriété publique que nos pulsions ne sont pas toutes « société-compatibles ».

Notre capacité à culpabiliser est l’un de nos guides sur le chemin de la bienveillance.

Pourtant, chaque jour nous faisons du tort. A nous-même, à d’autre. En cela nous sommes égaux.

Là où nous ne sommes pas égaux, c’est dans la quantité et la qualité du ressenti de culpabilité. Pour certains, une simple pensée peut être source d’une culpabilité sans fin, alors que d’autre vivrons avec tranquillité leurs pires bévues.

Comme nous ne venons pas du même bois, nous ne produisons pas les mêmes fruits : ce qui est mal pour les uns ne l’est pas pour les autres.

Notre éducation, nos expériences, nos croyances nous donnent une grille de lecture du bien et du mal, et contribuent à construire notre capacité à culpabiliser, ou pas.

Bon, et maintenant, on en fait quoi de cette culpabilité ?

La culpabilité comme symptôme moral

Le sentiment de culpabilité, qu’il s’installe sur un tort réellement fait ou non, ne devrait en aucun cas se départir d‘une remise en question. Si celle-ci n’a pas lieu, la culpabilité est longue, vaine et inutile.

Le sentiment de culpabilité n’est pas une option au pardon. La mortification ne remplace pas la réparation, et n’empêche pas l’acte d’être reproduit.

La culpabilité est le symptôme d’une nécessité de réinterroger nos valeurs, nos comportements, nos modes de pensée.

Cet examen de conscience devrait passer au tamis notre perception du bien et du mal. Allumer la lumière de l’objectivité sur le tort commis ou pas :

Ai-je fait un tort ?

Quelques exemples frappant de sentiment de culpabilité sans tort commis : le malade qui se sent coupable de créer du souci à sa famille. La femme violée qui se reproche une minijupe. L’enfant qui pense ne pas être assez bien pour que ses parents soient fiers de lui…

 Aux yeux de qui suis-je coupable ?

D’une personne que j’ai lésée ? de la société ? ou de ma conscience ? ou des trois !

Selon quelle valeur ?

Quelle croyance m’a poussé à faire ce que j’ai fait ? quelle était l’intention derrière cet acte ? l’ai-je fait en conscience ?

 Quelles en sont les conséquences réelles ?

Avais-je anticipé ce résultat ? est-il plus favorable que prévu ? plus catastrophique ? mortel ? pour qui ? Suis-je également blessé par mon acte ?

Et finalement la question la plus important :

Comment je fais pour ne plus avoir à me sentir comme ça ?

Que dois-je changer en moi, dans ma perception du monde, dans mes réactions, dans mon comportement pour me sentir alignée avec mes valeurs.

Depuis quand les torts sont-ils impardonnables?

Emmanuelle Bayamack-Tam, Arcadie

C’est probablement en acceptant de regarder en face notre sentiment de culpabilité que l’on peut diminuer la tension intérieur qu’il génère, s’il y a lieu de faire les actes nécessaires au pardon, et se libérer.

Car c’est dans notre nature humaine d’être imparfait.

A bientôt

Autour de la Relation au Soi Féminin

Épouse, mère, amante, infirmière, maîtresse d’école, nonne, putain…

Comment faire le tour de tous les rôles qui ont été attribués à la femme, toutes ces casquettes qu’elle a porté au fils des époques et de sa vie, sans avoir un sacré tournis?
Que vivons-nous de la féminité ? Qu’est-ce qui nous différencie des hommes ?
L’enfantement ? la fragilité ? la douceur, la gentillesse? le manque de sens d’orientation? ou peut-être le fait que nous puissions faire deux choses en même temps ?
Sommes-nous si différentes des hommes? Sommes-nous l’opposé de l’homme ? complémentaires? La femme est-elle l’avenir de l’homme ? comme le dit Louis Aragon.
Je le dis au risque de ne pas me faire des copines, je ne crois pas au caractère sacré de la femme, pas plus qu’à celui de l’homme.
Homme et femme sont deux pièces d’un puzzle dont l’image est l’enfant, même si hommes et femmes sont bien d’autres choses encore.

Pourquoi alors faire un article spécifique aux femmes ?

Parce que j’en suis une, certainement, et aussi parce qu’au long de ma pratique thérapeutique, j’ai mainte fois réalisé que les difficultés de vie ont un sexe. On ne vit pas un chagrin d’amour de la même manière que l’on soit un homme ou une femme. Bien sûr, chaque individu a son propre vécu, mais de grandes similitudes unissent les vécus de femme (de même pour les vécus d’hommes).

Qui suis-je, en tant que femme et en tant que soi.

De génération en génération, nos mères, grand-mère, arrière-grand-mère, toutes les femmes de notre lignée nous ont donné le gabarit de “qu’est-ce qu’être une femme”. Chacune en a été porteuse à sa façon, modifiant le modèle en fonction de sa vie, de l’époque, de ses drames et de ses joies.
Chacune a transmis à la suivante sa propre interprétation de la question de la féminité. Mais, comme faire la même chose ou faire le contraire c’est pareil, c’est toujours être liée à la source, il reste toujours quelque chose du modèle d’origine, visible ou non, bienvenue ou non, apaisant ou douloureux.

Et la liberté dans tout ça ?

Et pourtant, on se sent libre, d’être et d’agir, de choisir une profession, un compagnon, d’avoir ou non des enfants, une vie de famille ou une vie d’aventurière.
Et si cette liberté était elle aussi une injonction, un nouveau rôle qui nous est dévolu, une attente de l’époque, soutenue par nos mères révolutionnaires de la libération des femmes (qu’elles en soient ici remerciées).
Des injonctions de toutes sortes et souvent contradictoires nous sautent à la figure, dans les journaux, sur les réseaux sociaux, entre copines, entre collègues, entre mamans…
Franchement, laquelle d’entre nous ne s’est pas retrouvée confrontée à ces ambivalences :
Si je m’épile le pubis, je me mets en porte-à-faux avec les valeurs féministes de notre époque, mais si je ne m’épile pas je vais déplaire à mon homme.
Si je choisi d’arrêté de travailler pour élever mes enfants je ne me sens pas assez femme, mais si je choisi de faire carrière je ne me sens pas assez mère.

Nous sommes constamment soumises aux diktats contradictoires de la femme ancestrale, archaïque, qui est notre source, et de la femme actuelle qui est notre devenir.
Je ne crois donc pas à la femme sacrée, mais je crois que savoir de quel bois nous venons, qui sont les femmes qui nous ont engendré, que reste-t-il d’elles en nous, et quel est le chemin que nous choisissons pour y vivre notre vie, toutes ces élaborations ont un caractère sacré, et magique.
Le module thérapeutique “le cœur des Femmes” est une quête en 9 étapes pour passer de “LA féminité” au “soi féminin”
Je vous invite donc à découvrir cette offre thérapeutique en individuelle ou, dès l’automne 2020, en groupe.
Salut les frangines, à bientôt

Autour de la Relation à l’Échec

On a beau dire, on a beau se rassurer que c’est un apprentissage, que c’est nécessaire, que la réussite est un processus jalonné d’échec.
N’empêche, l’échec est une tragédie.
L’échec nous brûle de l’intérieur, il se lit sur notre visage, dans notre posture.
Un échec, c’est une raclée monumentale.
Un échec, c’est remettre en question notre capacité à… notre droit à… notre raison d’être.
Un échec fait porter la honte sur son front.
Alors que dire de deux échecs, trois échecs, une multitude d’échec.

Bénis soient mes échecs, je leur dois tout ce que je sais

Emil Cioran
Alors pourquoi est-il si difficile de considérer l’échec comme un ami ? Comme l’un des piliers de la réussite ?

L’échec est un formidable moteur à propulsion.

C’est la direction de cette propulsion qui fait de l’échec un ami ou ennemi. Un allié ou un persécuteur.
L’affaire se passe dans la pensée et dans la souplesse de surmonter l’échec en apprenant les tenants de cet échec.
A chaque fois que nous pensons que notre échec est le fruit malin d’une autre personne, nous nous privons de tout apprentissage.
Lorsque nous faisons de notre échec une loi – cela me prouve que je suis incapable, comment ai-je pu croire que je réussirais… – nous nous empêchons d’entrevoir la possibilité d’une réussite.
L’échec amène avec lui d’incroyables ressources:
– en apprendre plus sur nous-même (notre manière de progresser, nos vulnérabilités, notre capacité à rebondir, notre capacité à gérer les émotions de l’échec, notre capacité à générer des solutions…)
– en apprendre plus sur cette chose que l’on souhaite réussir (est-ce la bonne cible, le projet doit-il être remastérisé, suis-je entouré des bonnes personnes, du bon matériel, du bon temps pour y arriver… )
L’échec nécessite un arrêt sur image, une autopsie minutieuse, car il ne livre pas son trésor au premier coup d’œil, c’est à la loupe qu’il nous faut le regarder.
Bonne semaine à tous

Autour de la Relation à l’Argent et à la Réussite

Fric, pèze, pognon, flouze…
pauvreté, richesse, profit, ruine, spoliation…
être né avec une cuillère en argent dans la bouche !
l’argent n’a pas d’odeur!
l’argent ne fait pas le bonheur!
etc
Que l’on soit riche, aisé, que l’on tire le diable par la queue ou que l’on soit pauvre, nous avons tous une relation avec l’argent.
Et nous avons tous une relation à la réussite.

Si la gloire apporte de l’argent, j’attends la gloire; si la gloire n’apporte pas d’argent, j’attends l’argent.

Jack London

Notre relation à l’argent et à la réussite dépend de divers facteurs:

– familiaux et transgénérationnels: la relation de nos aïeux à l’argent et à la réussite, leur condition de vie, leurs actions glorieuses ou ignominieuses en lien avec l’argent, et la transmission de tout cela…
– de nos expériences de vie et de notre relation à l’échec: vécu de faillite, d’endettement, de travail mal rémunéré, de chômage ou au contraire vécu d’un épanouissement professionnel, d’une intuition pour des placements porteurs de richesse…
– de nos croyances limitantes: l’argent va à l’encontre de la spiritualité; si je n’ai pas d’argent je ne suis rien; je ne mérite pas d’en avoir; dans notre famille nous n’avons pas besoin d’argent pour être heureux…
etc

Le travail thérapeutique Autour de la Relation à l’argent et à la réussite porte sur 3 axes:

– Comprendre ce qui se joue dans cette relation à l’argent, grâce à l’apport de la psychogénéalogie.
– Apaiser les tensions intérieures et les croyances limitantes grâce à l’EFT et certaines techniques de relaxation.
– Travailler sur les comportements qui maintiennent le problème.

A qui s’adresse ce travail thérapeutique

– A toute personne vivant une difficulté de manque d’argent, d’endettement, de non satisfaction financière.
– Aux personnes souffrant d’une addiction liée à l’argent: achats compulsifs, jeu pathologique…
– A ceux et celles qui piétinent socialement/professionnellement et ne parviennent pas à atteindre la position qu’ils souhaitent malgré leurs compétences.
etc
Portez-vous bien et à bientôt

Autour de la Relation à la Peur

Ou alors…

Autour de la Relation à la Confiance

Bientôt, certain d’entre nous allons retourner au travail et nos enfants vont reprendre le chemin de l’école.

le monde se réveille d’une sieste nécessaire à son rétablissement et se réouvre doucement.

Nous savons tous que la crise sanitaire n’est pas terminée. Nous savons tous que le monde n’est pas aussi safe que nous le souhaiterions. Qu’il nous faut reprendre les habitudes délaissées il y a quelques semaines, sans pour autant nous sentir en sécurité.

Nous sommes un peu comme face à une étendue d’eau glacée, nous ne pouvons pas éviter de la traverser car la suite de notre vie se passe de l’autre côté!

Aujourd’hui, nul ne sait si la traversée sera ou non longue, si elle sera ou non dangereuse, si nous aurons ou non à perdre encore quelque chose. L’avenir est voilé, nous sommes tous dans le même bain d’incertitude.

Mais quelque chose est entre nos mains: c’est le regard que nous portons sur cette traversée qu’il nous faut faire coûte que coûte, c’est la confiance que nous avons en notre capacité à nager jusqu’à l’autre rive, et c’est le courage que nous pouvons chercher dans le regard bienveillant de l’autre, et faire nôtre.

Eh! l’ami prête-moi main forte, ensemble poussons la lourde porte et sortons de l’abri de ciment…

Le jour viendra, Jean-Roger Caussimon

Bonne mise en route à chacun

Autour de la Relation de Couple

Je ne sais pas vous, mais chaque fois que j’écoute les plaisirs démodés de Charles Aznavour j’ai envie de m’envoler dans un slow amoureux

Alors, si vous avez quelques minutes à accorder à l’autre, prenez sa main, retrouvez les gestes du début, et glissez les yeux mi clos jusqu’au bout de … la chanson.

Bon plaisir à vous de deux

Autour de la Relation à Soi

Il n’y a aucun doute à avoir sur le fait que l’ÊTRE primordial de notre vie c’est SOI.
Comment être avec soi alors que notre conscience nous pousse constamment vers le dehors, vers les autres.
Nos yeux peinent à trouver le chemin qui mène au cœur de soi, et pour y voir quoi? nos chagrins? nos fautes? nos solitudes?
Si regarder à l’intérieur de soi génère du malaise, alors goûtez au plaisir de l’écho de soi:
  • Danser avec soi et ressentir les ondulations du corps, la force des muscles et la palpitation du cœur.
  • Chanter pour soi et s’offrir cette voix qui, après sa balade dans les airs, revient au cœur de soi.
  • Ecrire des mots, de beau mots que l’on n’adresse qu’à nous même.
  • Cuisiner une intuition gustative et se l’offrir en friandise.
       Bon plaisir à vous et à bientôt